Au cœur des épicéas Sitka et des pins sylvestres de la forêt de Dalby, sur le versant sud du parc national des North York Moors, en Angleterre, se trouve une énorme clairière carrée. Boueuse sous les pieds, avec une poignée de véhicules et des tas de pierres éparpillés sur le périmètre, c'est incontestablement un chantier, mais les quatre murs concentriques qui prennent forme en son centre montrent clairement qu'il ne s'agit pas d'une entreprise ordinaire. Pour commencer, les structures courbes mesurent plus d'un mètre de haut et ne contiennent pas de mortier. Lorsque le projet sera achevé, plus de 4 000 tonnes de grès local seront assemblées comme un puzzle pour former le plus grand labyrinthe de murs en pierre sèche du monde.
La première pierre du labyrinthe a été posée dans la forêt de Dalby en 2014. Les fabricants de labyrinthes prévoient actuellement de terminer le projet en 2024. Avec l'aimable autorisation de Sand in Your Eye
Les murs en pierre sèche ne sont pas rares dans la campagne anglaise. Ils ont été utilisés dès 2000 avant J.-C., lorsque le besoin de délimiter les terres pour l'agriculture s'est fait sentir pendant la transition entre la vie nomade et les communautés sédentaires. Les murs ont connu un nouvel essor à l'époque romano-britannique (vers 43-410) et au début du Moyen Âge (vers 476-1000) et ont été largement utilisés du 14e au 18e siècle, lorsque les lois sur les enclosures ont légalisé la propriété privée de terres auparavant détenues en commun. En 1820, la plupart des champs ouverts avaient été divisés par des limites en pierres sèches en parcelles rectangulaires plus petites, si caractéristiques du paysage actuel.
Cette technique est également répandue dans le monde entier. Cette méthode de construction sans mortier a été utilisée partout, de la cité médiévale du Grand Zimbabwe à la citadelle inca du XVe siècle, le Machu Picchu, en passant par le village néolithique de Skara Brae en Écosse et l'acropole de Mycènes en Grèce, l'un des huit pays européens où la pierre sèche a été reconnue comme faisant partie du patrimoine culturel par l'UNESCO.
Un murailler empile soigneusement du grès pour monter des murs solides sans utiliser de mortier. Avec l'aimable autorisation de Forestry England
Le labyrinthe de Dalby Forest, cependant, vise à faire quelque chose de nouveau : transformer l'art ancien de la construction de murs en pierres sèches en une attraction moderne, en réutilisant les innovations agricoles pratiques des millénaires précédents pour divertir les visiteurs curieux du 21e siècle.
Conçu par le murailler local Mark Ellis, le design a été inspiré par le mandala, une composition géométrique qui représente le voyage spirituel dans plusieurs religions orientales. Quatre murs intérieurs circulaires, presque achevés, seront entourés de cinq murs extérieurs carrés (heureusement beaucoup plus faciles à construire).
Le concepteur du labyrinthe, Mark Ellis, mesure les murs intérieurs pour s'assurer qu'ils sont tous de la même hauteur. Avec l'aimable autorisation de Forestry England
Au sein de la création, des éléments traditionnellement incorporés dans les murs en pierre sèche pour aider les agriculteurs aideront et gêneront les visiteurs. Les passages, suffisamment grands pour permettre aux moutons mais pas au bétail de se déplacer entre les champs, feront des cachettes idéales pour les enfants ; les troncs d'abeilles, généralement utilisés pour protéger les ruches du froid, deviendront des sièges pour les visiteurs fatigués ; et les portes fantômes, une méthode de dissimulation des passages non utilisés, permettront aux murailles de changer périodiquement la disposition et de confondre les visiteurs qui reviennent.
Ceux qui parcourent le labyrinthe de 860 pieds carrés (80 ??? mètres carrés) peuvent découvrir un chêne central, un jardin secret et, espérons-le, le sentiment de réflexion tranquille que le designer Ellis veut cultiver. "J'espère que les gens viennent ici et trouvent un peu de paix", dit-il.
Les éléments "méditatifs" du projet conviennent à Ellis, qui a fui la vie trépidante de Londres pour retourner dans son Yorkshire natal il y a près de 30 ans. À l'exception d'une courte période de traite des chèvres, il n'a jamais cessé de construire des murs. Avec Mark Simpson et John Wharton, qui l'aident à construire le labyrinthe, il affirme que "nous avons dû construire des murs d'ici à Scarborough et inversement", soit une distance de près de 40 miles (64km).
Dans un terrain agricole, un passage permet aux petits animaux de traverser tout en confinant les plus gros, comme le bétail. Dans le labyrinthe, ce passage sera un raccourci secret pour les enfants. Avec l'aimable autorisation de Forestry England
L'assemblage d'un mur de pierres sèches exige lenteur et précision, explique John Pridmore, vice-président de la Yorkshire Dry Stone Walling Guild, qui propose des cours très appréciés sur le métier. Ces cours enseignent des techniques telles que le creusement de tranchées de fondation, la construction de contreforts pour la solidité et la disposition minutieuse des pierres par taille et par style afin de s'assurer qu'elles se resserrent une fois posées.
Cette pratique méticuleuse a manifestement appris aux ouvriers du labyrinthe l'art de la patience. Lorsque la première pierre a été posée en 2014, ils s'attendaient à ce que le projet prenne trois ans. Cependant, la nature cyclique des financements gouvernementaux les a contraints à ne consacrer que trois mois intensifs sur douze à la construction et ils prévoient désormais de poser la dernière pierre en 2024. "J'espère juste que je serai encore là quand ce sera terminé", plaisante Ellis.
L'artisan Charles Smith sculpte un poème sur un gros rocher. Des œuvres d'artistes régionaux seront incorporées dans le labyrinthe. Avec l'aimable autorisation de Forestry England
À ce jour, le projet a coûté plus de 400 000 dollars (environ 350 000 €) en fournitures et en main-d'œuvre, indique Petra Young, responsable du financement et du développement chez Forestry England Yorkshire, qui gère la forêt de Dalby et contribue à soutenir le développement du labyrinthe aux côtés du groupe de bénévoles de la forêt. C'est un défi financier : construit selon une procédure qui prend du temps, le monument intègre également la nature, l'art et même des éléments du folklore, puisqu'une pierre de sorcière émerge d'un mur pour se défendre contre les mauvais esprits. "Il ne rentre dans aucune case", dit Young. "C'est tellement de choses".
La participation de la communauté a donc joué un rôle important dans la collecte de fonds. S'inspirant d'une coutume séculaire de dénomination des pierres britanniques, de la pierre du roi Arthur à Long Meg et ses filles, une initiative populaire invitait les gens à parrainer une pierre, avec la possibilité de l'inscrire eux-mêmes lors d'un atelier. Ellis dit que les participants ressentaient souvent un attachement viscéral aux inscriptions, et il peut imaginer les enfants qui y ont participé amener un jour leurs propres familles pour trouver leur pierre de parrainage parmi les murs. À l'instar de l'artisanat ancien qui l'a inspiré, Ellis espère que le labyrinthe de Dalby Forest pourrait laisser un héritage durable pour les générations à venir.
Traduit avec www.DeepL... et un peu Kat

Zézette, une cagole de l'Estaque, qui n'a que des cacarinettes dans la tête, passe le plus clair de son temps à se radasser la mounine au soleil ou à frotter avec les càcous du quartier.
Ce soir-là, revenant du baletti ou elle avait passé la soirée avec Dédou, son béguin, elle rentre chez elle avec un petit creux qui lui agace l'estomac.
Sans doute que la soirée passée avec son frotadou lui a ouvert l'appétit, et ce n'est certainement pas le petit chichi qu'il lui a offert, qui a réussi à rassasier la poufiasse. Alors, à peine entrée dans sa cuisine, elle se dirige vers le réfrigérateur et se jette sur la poignée comme un gobi sur l'hameçon.
Là, elle se prend l'estoumagade de sa vie. Elle s'écrie :
En effet, le frigo est vide, aussi vide qu'une coquille de moule qui a croisé une favouille. Pas la moindre miette de tambouille.
Toute estransinée par ce putain de sort qui vient, comme un boucan, de s'abattre sur elle, Zézette résignée se dit :
C'est alors qu'une idée vient germer dans son teston.
Fanny c'est sa voisine. Une pitchounette brave et travailleuse qui n'a pas peur de se lever le maffre tous les jours pour remplir son cabas. Aussi chez elle, il y a toujours un tian qui mijote avec une soupe au pistou ou quelques artichauts à la barigoule. Zézette lui rend visite.
En effet, Fanny est une brave petite toujours prête à rendre service. Mais si elle est brave la Fanny elle est aussi un peu rascous et surtout elle aime pas qu'on vienne lui esquicher les agassins quand elle est en train de se taper une grosse bugade. Ça c'est le genre de chose qui aurait plutôt tendance à lui donner les brègues. Alors elle regarde Zézette la mangiapan et lui lance :
Ah ! Tu aimes bien faire la dame et te radasser la pachole au soleil, et bien maintenant tu peux te chasper. Non mais ! ? Qu'es'aco ? C'est pas la peine d'essayer de me roustir parce que c'est pas chez moi que tu auras quelque chose à rousiguer, alors tu me pompes pas l'air, tu t'esbignes et tu vas te faire une soupe de fèves.
Texte de Richard Caldi
Source : Trouvé sur le site de l'écomusée de la Vallée du Gapeau que je vous recommande de visiter
Culturé sans le savoir
Ce passage bien connu des fans d'Harry Potter et des Moldus dispose de son propre panneau de signalisation, ce qui fait beaucoup rire les habitants du quartier.
«Bienvenue Harry au chemin de Traverse», lance Hagrid à l'apprenti sorcier. Puis il tapote du bout de son parapluie quelques briques d'un mur sombre qui dissimulent la rue commerçante préférée des élèves de Poudlard. Vingt ans plus tard, voilà que cette rue fictive des romans de JK Rowling s'invite à Paris, à deux pas de la place Rhin-et-Danube dans le XIXe arrondissement de Paris.
L'histoire commence il y a plus d'un an, lorsqu'un collectif de street art se décide à faire une blague et à inviter le monde d'Harry Potter en pleine ville de moldus. Durant le premier confinement, et alors que tous les restaurants et bars sont fermés, ils installent un panneau en carton ressemblant beaucoup au style des panneaux de signalisation parisiens et pointant vers le Chemin de Traverse. Pour les moldus, le chemin de Traverse est une rue commerçante fictive située en plein cœur de Londres. Pour les amateurs de magie, elle n'est autre que l'une des rues les plus extraordinaires de la ville britannique, le passage obligé pour toutes personnes souhaitant faire son entrée à Poudlard, l'école des sorciers.
Panneau en carton Chemin de Traverse - Google Street view
Ce panneau de signalisation, en haut duquel est désormais perché le faux en carton, se trouve en plein milieu de la terrasse du Café Parisien, une brasserie donnant sur la place Rhin-et-Danube. Il y a plus d'un mois, le propriétaire du café envoie une demande à la Mairie de Paris afin que ce panneau soit déplacé et n'encombre plus sa terrasse. C'est pourquoi, mardi 26 octobre, des agents de la voirie de Paris se sont rendus sur place afin de déplacer le panneau de quelques mètres. Découvrant le panneau abîmé par la pluie, ils passent commande auprès de la Mairie de Paris pour le remplacer. Le lendemain, ils reviennent avec un panneau de signalisation neuf et complet, indiquant donc une promenade touristique portant le nom du «Chemin de Traverse».
Le panneau nouveau Chemin de Traverse - ©LeFigaro
Depuis, tout le monde est à la recherche de ce mystérieux collectif de street artistes. «J'ai essayé de retrouver le nom exact des artistes sur Internet mais je n'ai rien trouvé. J'ai l'impression qu'ils ont disparu depuis cette installation», explique Sylia, la fille du propriétaire du café Parisien. Ce qui est certain c'est que le panneau pointe bel et bien un chemin piéton, la rue Francis Ponge qui mène elle-même au Jardin Hérold qui domine tout Paris. Jolie promenade certes, mais toujours pas le chemin magique emprunté par Harry Potter pour acheter ses fournitures scolaires.
Raccommodé par les propriétaires du Café Parisien, le panneau en carton restera derrière le bar : «Il fait partie du décor maintenant, tout le monde y est habitué, nous y comprit, on va l'exposer en hauteur», conclut Sylia.
Si ce panneau fait rire de nombreux habitants du quartier, certains restent dubitatifs, notamment sur les réseaux sociaux où les militants de #saccageparis reprochent le coût de l'opération. Le panneau pourrait pourtant devenir une véritable attraction touristique, d'autant plus que les employés municipaux l'ont dirigé vers une véritable allée piétonne. Et, jusqu'à présent, rien ne dit que la voirie de Paris a fait une erreur ; c'est peut-être un coup de la Confédération internationale des sorciers.
“Elle” s’appelle Ai-Da. Sous ce gracieux nom se cache un robot humanoïde créé par l’artiste britannique Aidan Meller. Ai-Da aurait dû faire partie d’une exposition d’art contemporain tenue à la grande pyramide de Gizeh. Au lieu de cela, dès son arrivée à l’aéroport du Caire, elle s’est retrouvée dans les geôles égyptiennes.
Ai-Da est un robot à l’apparence humaine très réaliste. Œuvre du spécialiste de l’art contemporain et galeriste Aidan Meller, elle est présentée comme une femme robot humanoïde capable de créer des œuvres d’art.
Alors qu’elle devait “présenter” en Égypte sa propre œuvre d’art, une sculpture en argile basée sur une revisitation de la fameuse énigme que soumet le Sphinx à Œdipe, Ai-Da a tout simplement été arrêtée à l’aéroport du Caire et placée en détention. Sans accès à son appareil de recharge électrique, précise The Times.
Ai-Da et son créateur Aidan Meller, à Oxford, Grande-Bretagne, le 4 juin 2019. PHOTO / MATTHEW STOCK / REUTERS
La raison de l’ire ou de l’excès de zèle des suspicieux douaniers égyptiens ? Selon Aidan Meller, tel que le rapporte The Guardian, les garde-frontières ont arrêté Ai-Da parce qu’elle était appareillée d’un modem et qu’elle avait des caméras dans ses yeux, utilisées pour dessiner et peindre. Les douaniers égyptiens ont semblé craindre, devant ce curieux outillage informatique élaboré, qu’Ai-Da fasse partie d’un “complot d’espionnage”, indique The Guardian.
“Je peux abandonner les modems, mais je ne peux pas vraiment lui arracher les yeux”, a ironisé le créateur de ce robot placé aux arrêts.
Ai-Da et sa sculpture ont donc été détenues aux douanes égyptiennes pendant dix jours, avant d’être libérées ce 21 octobre, juste à temps pour l’exposition au pied de la grande pyramide de Gizeh, à laquelle elle était pourtant invitée officiellement. Pour obtenir cette libération, il aura fallu un “fracas diplomatique” de la part des autorités britanniques, note The Guardian.
Ai-Da peut désormais présenter son œuvre, une sculpture en argile de 2,5 mètres de large et 2 mètres de haut la représentant avec “trois jambes”, à l’exposition internationale Forever is Now, qui se déroulera jusqu’au 7 novembre. L’exposition présentera également les œuvres d’artistes égyptiens et internationaux de premier plan, indique The Guardian.