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Économie circulaire: l'État préfère désormais donner plutôt que jeter ses objets - HuffPost
Sat 17 Oct - 19:36

Certains équipements appartenant à l'Etat peuvent désormais être offerts à des associations. Le but: promouvoir l'économie circulaire.
AFP

Ce site, lancé fin 2019 mais qui a fait l’objet de peu de publicité jusqu’à présent, permet aux responsables d’administration de se débarrasser d’équipements mobiliers - de faible valeur - dont ils n’ont plus l’usage, en les donnant à d’autres administrations.

ASSOCIATIONS- Chaises de bureaux, ordinateurs, imprimantes: lorsqu’ils ne sont plus utilisés, certains équipements appartenant à l’État peuvent désormais être offerts à des associations. Une opération qui se réalise via une plateforme internet présentée ce jeudi 8 octobre par le gouvernement qui entend ainsi promouvoir “l’économie circulaire”.

Une table basse, quatre fauteuils et un guichet d’accueil, “le tout en très bon état”, à venir récupérer dans le Val-de-Marne; une cinquantaine d’ordinateurs avec écrans, également dans le Val-de-Marne; un ensemble de mobilier de couleur acajou à saisir à Nantes: tous ces objets sont proposés, photos à l’appui, sur dons.encheres-domaine.gouv.fr

Site Dons Enchères Domaines

Ce site, lancé fin 2019 mais qui a fait l’objet de peu de publicité jusqu’à présent, permet aux responsables d’administration de se débarrasser d’équipements mobiliers - de faible valeur - dont ils n’ont plus l’usage, en les donnant à d’autres administrations, ou à des associations reconnues d’utilité publique, ont expliqué les responsables de cette initiative lors d’une conférence au ministère des Finances.

“On a trop de biens aujourd’hui qui sont stockés pour rien, il faut avoir le réflexe de donner” plutôt que de jeter, a souligné Alain Caumeil, directeur national des interventions domaniales.

“Avec cette plateforme, vous montrez l’exemple”, s’est félicitée de son côté la secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire, Olivia Grégoire, qui a officialisé le don d’une cinquantaine d’ordinateurs, offerts par l’administration fiscale, au foyer socio-éducatif d’un collège des Hauts-de-Seine.

Depuis novembre dernier, plus de 120 annonces ont été mises en ligne, et environ la moitié des objets proposés ont trouvé preneurs. Parmi ce bric-à-brac, on trouve même des présentoirs et autres vitrines proposés par le Musée du Louvre, et susceptibles d’intéresser d’autres musées.

Des procédures assouplies

“Certains de ces biens auraient été détruits si on n’avait pas eu la possibilité de les donner”, a observé M. Caumeil, vantant une démarche “vertueuse” sur les plans économique et environnemental.

Le dispositif reste très encadré: seuls les biens dont la valeur à la revente paraît “dérisoire” peuvent être cédés gratuitement, et les véhicules motorisés sont exclus. Certains objets doivent être d’abord proposés à d’autres administrations, puis dans un second temps seulement à des associations si aucun service public n’a fait part de son intérêt.

Les associations bénéficiaires doivent en principe venir chercher elles-mêmes leurs meubles ou ordinateurs, et n’ont pas le droit de les revendre.

Pour les responsables des services administratifs - mais également des musées ou agences nationales - qui souhaitent se débarrasser de leurs objets, les procédures, autrefois contraignantes, ont été assouplies. Mais pourraient l’être encore davantage, observe M. Caumeil, qui souligne que, pour l’heure, l’État ne peut donner à des collectivités locales, ni les collectivités à des associations.

administration reyclage Économie-circulaire
https://www.huffingtonpost.fr/entry/donner-plutot-que-jeter-un-site-internet-propose-les-objets-dont-letat-ne-veut-plus_fr_5f7f354fc5b600470a995b61
La forêt-jardin : nouveau rêve de Charles Hervé-Gruyer - Futura-sciences
Sat 17 Oct - 19:22

Vivre d'une forêt-jardin ! L'idée séduisante de ce projet expérimenté par Charles Hervé-Gruyer et sa femme Perrine, en Haute-Normandie, donne de premiers résultats encourageants. Une « éco-culture » bonne pour l'Homme et la planète qu'ils rêvent de voir prendre racine et se multiplier dans un futur proche en zone rurale comme en zone urbaine. Explications du concept et détails d'une première étude.

Forêt jardin en 2016

Peut-on vivre d'une forêt-jardin ? Une expérimentation d'agroforesterie conduite à la Ferme du Bec Hellouin, dont les propriétaires Perrine et Charles Hervé-Gruyer se sont fait connaître pour leurs travaux sur la permaculture, tente d'apporter un début de réponse. Ils ont ainsi consacré 300 m² de parcelles au développement et à l'exploitation d'une mini forêt-jardin. Ils ont pour l'occasion réalisé une première étude, « Peut-on vivre d’une forêt-jardin ? rapport technico-économique N° 3 », qui présente des résultats encourageants.

L’agroforesterie en Normandie

« On produit beaucoup avec peu de travail. La mini forêt-jardin s'est révélée, contre toute attente, productive et rentable dès la première année », résume Charles Hervé-Gruyer quand il évoque la forêt-jardin. Ce concept d'agroforesterie imite le système naturel des forêts et notamment de leurs lisières afin d'associer arbres et cultures. L'agroforesterie se pratique habituellement dans des milieux tropicaux.

Les maraîchers du Bec Hellouin appliquent depuis quatre ans ces principes d'agroforesterie sur leur exploitation en Normandie sous un climat tempéré. Ils les étudient afin de déterminer la viabilité économique de ce modèle agroforestier qu'ils souhaiteraient voir se généraliser. « La forêt-jardin n'avait jamais été pratiquée en Occident. Elle a été adaptée, il y a quelques décennies en Angleterre, puis en France, mais de manière assez confidentielle. Nous avons voulu imaginer un modèle dans lequel on peut en vivre. Et s'il est possible d'en vivre, alors les forêts-jardins se multiplieront. Un nouveau métier apparaîtra : sylvanier, le jardinier de la forêt », explique l'exploitant du Bec Hellouin.

Une expérimentation encourageante

Cette « éco-culture », comme Charles Hervé-Gruyer aime l'appeler, se compose de plusieurs strates de végétaux comestibles. Cultiver ainsi sur plusieurs étages offre un gain de place conséquent et permet d'atteindre des niveaux de production très élevés par mètre carré de surface cultivée.

Leur rapport « Peut-on vivre d’une forêt-jardin ? rapport technico-économique N°3 » indique que « la charge de travail moyenne sur quatre ans est de 96 heures par an ». C'est « bien moins qu'un jardin maraîcher qui demande une astreinte sept jours sur sept », selon Charles Hervé-Gruyer. Ce type de culture demande beaucoup moins d'interventions humaines : les sols n'ont pas besoin d'être labourés. La forêt-jardin produit en grande partie sa propre fertilité, elle requiert donc peu d'intrants.

« Il suffit d'être là à certains moments stratégiques pour tailler, désherber et récolter, précise ce spécialiste de la permaculture. Les champignons, les petits fruits, les plantes sauvages et aromatiques offerts par la forêt-jardin se vendent bien et sont valorisés ».

C'est « une activité économiquement rentable », puisqu'en 2019 une heure passée dans la mini forêt-jardin a permis de récolter une production équivalente à 39,90 €.

« Les forêts-jardins sont un objet agricole créant de la valeur économique intéressante pour une optique commerciale », conclut ce premier retour d'expérience. Cependant, la mini forêt-jardin du Bec Hellouin n'a pas encore atteint sa pleine production, laissant penser que la rentabilité pourrait être bien plus élevée dans les années à venir. Aujourd'hui, cette activité, dite de sylvanier, se révèle une activité complémentaire au maraîchage.

Généraliser les forêts-jardins ?

Pour Charles Hervé Gruyer, « l'usage que l'on fait des forêts aujourd'hui est très pauvre par rapport à leur potentialité ». Il éclaire d'un chiffre : « un hectare de châtaigniers donne autant de protéines végétales qu'un hectare de blé, et il n'y a pas besoin de labourer ni de mettre d'intrants ».

Les forêts-jardins apportent une flexibilité formidable qui laisse la possibilité d'avoir une activité en parallèle, qu'elle soit maraîchère ou tout autre. Elles peuvent s'établir sur des petites surfaces, c'est-à-dire à partir de quelques dizaines de mètres carrés. Ou encore à très grande échelle grâce à des « forêts comestibles ». Il est donc envisageable d'imaginer une multitude de forêts-jardins chez des particuliers en zone rurale comme en zone urbaine. « Cela occupe très peu d'espace, plus c'est petit et soigné, plus ça rapporte » indique Charles Hervé-Gruyer. Son rêve, que chaque village et petite ville aient leurs fermes et leurs forêts-jardins afin de favoriser les circuits courts et l'indépendance alimentaire.

L'étude montre la rentabilité potentielle de ce modèle agroécologique dans le cadre d'une activité connexe, mais soulève aussi certaines questions relatives à nos habitudes alimentaires. Car, les produits cultivés sont parfois peu connus (cornouilles, argouses, baies de mai), ou chers (fruits à coque, framboises, fleurs comestibles). Ils peuvent connaître des difficultés de commercialisation. De plus, il faut des années avant que l'écosystème devienne commercialement productif et génère un complément de revenus. Enfin, ce système en strates est sans doute « l'un des systèmes agricoles les plus complexes à concevoir » fait remarquer le rapport. Le sylvanier doit alors être formé et bien entouré pour concevoir sa forêt-jardin (choix des espacements, des variétés, des expositions de lumière).

Il déplore qu'« aujourd'hui, nous ayons une manière de nous nourrir qui ravage la planète ». L'humanité se nourrit à 60 % de blé, de riz et de maïs, des cultures de plaines qui détruisent les milieux naturels et nécessitent un travail et un traitement des sols. Fort de son expérience en agroforesterie, Charles en appelle à « un mouvement de bascule, de transition d'une agriculture de plaine et de milieux ouverts vers une agriculture qui repose davantage sur les arbres. Avec la forêt-jardin, nous avons un modèle qui est bon pour la planète en plus de donner une nourriture d'excellente qualité pour les humains ».

Propos recueillis par Lola Chupin et Julien Leprovost.

forêt nature écologie
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/agriculture-foret-jardin-nouveau-reve-charles-herve-gruyer-83417/#xtor%3DRSS-8
À partir du passage à l’heure d’hiver, le couvre-feu sera avancé à 14 heures - Le Gorafi
Sat 17 Oct - 13:16

Le mot de Kat - Le Gorafi est un média satirique en ligne. Toutes les informations qu'il propose sont garanties inauthentiques, mais inspirées par l'actualité.

Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé ce matin qu’à partir du dimanche 25 octobre 2 heures du matin, passage officiel à l’heure d’hiver, le couvre-feu serait avancé en début d’après-midi, à 14 heures très précisément.

montre

« Le virus n’est pas plus actif la nuit mais il agit plus sournoisement et il est beaucoup plus difficile à distinguer dans la pénombre »

a expliqué le Premier ministre pour justifier cette nouvelle mesure qui sera mise en place dès le passage à l’heure d’hiver. La nuit tombant de plus en plus tôt, il est hors de question pour le gouvernement que les Français sortent de chez eux en plein après-midi : « Nos concitoyens se doivent d’être extrêmement prudents et le rôle du gouvernement est de protéger les personnes les plus vulnérables. Pas seulement du Covid, mais également du loup-garou et de la dame blanche qui opèrent plus volontiers la nuit ». Afin de garantir le respect du couvre-feu, des mesures « spéciales » seront mises en œuvre dans certaines métropoles. Ainsi, à Rouen et à Saint-Étienne, le pont-levis sera relevé dès 13h55.

La vie continue

Pour que l’activité se poursuive et que l’économie nationale ne soit pas trop affectée, les Français sont invités à commencer leur journée de travail entre trois et quatre heures du matin. Tout manquement à cette règle entraînera automatiquement une amende de 835 euros et l’obligation d’arborer pendant trois jours une écharpe de l’En Avant Guingamp. En outre, les personnes ne respectant pas le couvre-feu perdront sur-le-champ leur emploi et devront déménager dans les 48 heures à Châteauroux.

Emmanuel Macron a salué ces annonces du Premier ministre en rappelant que le président de la République est avant tout « le Père Sanitaire de la Nation ». Il a également voulu rassurer les Français en précisant que ces restrictions n’excéderaient pas dans le pire des cas « cinq à dix ans ».

humour Parodie
http://www.legorafi.fr/2020/10/15/a-partir-du-passage-a-lheure-dhiver-le-couvre-feu-sera-avance-a-14-heures/
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