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  Le choix de Kat pour des actualités toniques, positives, colorées, décalées, légères, pleines d'espoir, d'humour et d'amour de la vie. Clic sur le titre pour ouvrir l'article sur le média original.

Pourquoi une tartine qui tombe atterrit-elle toujours du côté beurré? | Slate.fr
Mon 2 Aug - 07:38

C'est LA catastrophe du petit-déjeuner: vous préparez bien tranquillement vos tartines, en étalant soigneusement le beurre ou la confiture… Quand soudain, pas encore bien réveillé, vous perdez le contrôle de votre délicieuse tartine. C'est le drame. Elle tombe et le côté beurré se retrouve contre le sol. Il faut alors nettoyer (à tous les coups, vous aviez fait le ménage la veille), et vous vous dites que ce n'est que le début d'une longue journée, placée sous le signe de la loi de Murphy («tout ce qui est susceptible de mal tourner, finira par mal tourner»).

tartine

En réalité, il y a peu de chances que vous soyez maudit. Il n'y a aucune raison pour que la tartine malchanceuse soit le signe d'une mauvaise journée, car cette chute tragique a une véritable explication scientifique. La faute revient aux lois de la physique qui régissent l'univers. Un chercheur a en effet démontré que votre tartine n'a le temps de faire qu'un demi-tour dans les airs avant de toucher le sol. Votre toast a donc statistiquement plus de chances de se retrouver à l'envers.

Un toast standard fait un tour complet en 0,7 seconde

Le physicien britannique Robert Matthews, membre de la Royal Astronomical Society et de la Royal Statistical Society, a très sérieusement analysé le phénomène dans deux études, datant de 1995 et 2001. Ce scientifique de l'université d'Aston, à Birmingham, a d'abord établi que la hauteur de la table était le principal facteur à l'origine du retournement de la tartine. Il a d'ailleurs reçu un prix pour cette étude: le Ig-Nobel de Physique 1996, une parodie du célèbre prix Nobel, décernée chaque année à des recherches insolites.

Selon ses calculs, un toast standard fait un tour complet sur lui-même en 0,7 seconde. Mais d'une hauteur de 75 centimètres (la taille moyenne d'une table), elle met seulement 0,39 seconde pour atteindre le sol. Elle n'a donc pas le temps de faire un tour complet. La malédiction de la tartine n'est donc pas due au hasard. C'est même le destin fatal du toast beurré de s'écraser plus souvent du côté le plus gourmand.

«La statistique veut que le phénomène soit essentiellement aléatoire, avec une répartition 50/50 des résultats possibles. Mais nous montrons que les toasts ont une tendance inhérente à atterrir côté beurre, écrit Robert Matthews dans l'introduction de ses travaux. De plus, nous montrons que ce résultat est finalement attribuable aux valeurs des constantes fondamentales. Ainsi, cette manifestation de la loi de Murphy semble être une caractéristique inéluctable de notre univers.»

Dans un moment d'ennui profond, vous pouvez tenter l'expérience avec un livre. Posez-le à l'endroit sur une table, et poussez lentement et de manière continue, jusqu'à ce qu'il tombe. Il est probable qu'il se retrouve plus souvent sur la quatrième de couverture.
9.821 lancers de tartines

En 2001, Robert Matthews veut définitivement prouver sa théorie et fait appel à des centaines d'écoliers britanniques pour obtenir des résultats empiriques. Après des milliers de tests, il détermine la statistique tant attendue: le côté beurré se retrouve face contre terre dans 62% des cas. Sur 9.821 chutes de toasts, 6.101 ont fini du mauvais côté.

Seulement 62%, me direz-vous? Si vous avez l'impression que votre tartine tombe tout le temps du côté beurré, il se peut que l'aspect psychologique entre en jeu. Notre mémoire sélective se souvient mieux des fois où la tartine atterrit du côté de la confiture que des fois où elle est tombée du bon côté.

La meilleure solution serait de construire des tables beaucoup plus hautes, d'au moins 2,5 mètres.

Notons quand même que l'expérience de Robert Matthews n'est pas sans faille. Pour produire ses statistiques, il a simplifié les paramètres. Les écoliers ne devaient pas tenter de rattraper la tartine, au risque de modifier sa trajectoire en la touchant. Dans la réalité, la situation peut être plus complexe. La manière dont on tient sa tartine ou bien la vitesse à laquelle on la pousse peut modifier sa chute.

Contrairement à ce qu'on peut imaginer, la quantité de confiture sur la tranche de pain n'a que peu d'influence. Même si la garniture fait effectivement varier le poids de l'ensemble, il faudrait qu'elle soit aussi épaisse que le toast pour modifier le mouvement. Même chose pour la composition de la tartine: que ce soit du pain, une biscotte, ou de la brioche, les variations n'ont que des effets minimes.

Alors comment éviter ce drame matinal? La meilleure solution serait de construire des tables beaucoup plus hautes, d'au moins 2,5 mètres. La tartine aurait ainsi le temps d'effectuer un tour complet et d'atterrir plus souvent du côté non-beurré. D'ailleurs, lors de son expérience, Robert Matthews a également procédé à 2.000 lancers de tartines à 2,4 mètres de haut. La probabilité que le toast finisse sa chute du côté de la confiture a été réduite à 47%.

Autre solution: réduire la taille des tartines. Plus la tartine sera petite, plus elle tournera vite et plus elle aura de chances de tomber du bon côté. Sinon, il ne vous reste plus qu'à manger vos tartines à l'envers, ce qui risque de faire encore plus dégâts que lorsqu'elles tomberont!

science-décalée tartine
http://www.slate.fr/societe/lexplication/19-pourquoi-tartine-tombe-atterrit-toujours-cote-beurre-confiture-experience-physique
Pourquoi les fêtes de mariage ont pris une telle ampleur | Slate.fr
Sun 25 Jul - 11:01

Aujourd'hui, on se marie moins qu'il y a cinquante ans, mais les couples ne ménagent pas leur peine. Surtout les futures mariées.

«Parfois, j'ai même eu l'impression que j'allais me marier avec moi-même, vu qu'il me laissait tout gérer», témoigne une internaute.

Dans les années 1970, plus de 390.000 mariages étaient célébrés chaque année, contre 228.000 en 2017. Une diminution du nombre d'unions, du fait notamment de la promulgation en 1999 du pacte de solidarité civile (Pacs), grâce auquel plus de 200.000 personnes s'unissent chaque année. Pour autant, de nos jours, les festivités qui accompagnent les mariages sont plus personnalisées et spectaculaires que jamais. «Jusque dans les années 1970, le mariage marquait un début. On se mariait autour de 22-24 ans avant de vivre ensemble», explique Florence Maillochon, sociologue, directrice de recherche au CNRS et autrice de La passion du mariage, publié en 2016 aux Presses universitaires de France.

«Aujourd'hui, la plupart des couples qui se marient ont plus de 30 ans et vivent déjà sous le même toit. Le mariage n'étant plus indispensable, il n'est plus vécu comme un point de départ. Mais organiser un grand mariage est devenu un but en soi pour les couples qui décident de s'unir.» Avec ce changement de paradigme, les rituels venant ponctuer les fêtes ont aussi évolué. Il ne s'agit plus seulement de rassembler des proches pour célébrer un engagement conjugal et familial. «Ces événements exigent désormais un décorum particulier pour pouvoir être considérés comme des fêtes de mariage dignes de ce nom, ce qui en dit long sur le sens qu'on accorde à cette célébration», complète Florence Maillochon.

Construction identitaire des couples

Car le mariage demeure une institution importante, qui fait figure de normalité du point de vue des valeurs sociales et religieuses. Quant à la réception qui réunit les invités après le passage à la mairie et/ou la cérémonie religieuse, elle est plus que jamais au centre de toutes les attentions. D'ailleurs, les convives qui y assistent sont bien plus nombreux qu'à l'époque: «Jusqu'aux années 1980, le nombre d'invités tournait autour de 70. Aujourd'hui, la moyenne est de 120 invités», indique la sociologue.

Pour marquer les esprits, les futurs mariés ne ménagent pas leur peine. «Aujourd'hui, ces événements se préparent pendant un voire deux ans, souligne Florence Maillochon. Cette réalité fait écho à la volonté des futurs mariés de prendre le temps de personnaliser chaque détail de la fête, pour qu'elle vienne soutenir la construction identitaire de leur couple.» Costume, robe, maquillage, photographe, vins, DJ, traiteurs, fleurs, décoration… Rien n'est laissé au hasard pour rendre l'événement unique et mémorable.

Au cours de ses recherches, menées auprès de plus d'une cinquantaine de couples, Florence Maillochon a pu constater que les fêtes de mariage sont particulièrement soumises aux injonctions à la perfection que véhicule notre époque. «Les préparatifs sont devenus, eux aussi, une forme de rituel. Sur les réseaux sociaux, on assiste à une véritable mise en scène de cette période. Tout est fait pour créer une image particulière autour de cette journée, pour se démarquer autant que possible, se détacher de la tradition et organiser un mariage parfait aux yeux de tous.»

«Aujourd'hui, ces événements se préparent pendant un voire deux ans.» Florence Maillochon, sociologue

Malgré tout, le déroulé des fêtes de mariage reste peu ou prou similaire à celui des générations précédentes. Vin d'honneur, plan de table, repas, soirée dansante, brunch le dimanche. Malgré l'attention portée à chaque détail, le script diffère très peu d'un mariage à l'autre. Une tendance qui s'illustre davantage avec, depuis plusieurs années, l'américanisation des mariages français. Cérémonies d'enterrement de vie de jeune fille et de jeune garçon, «rehearsal dinners» (dîners de préparation), photos booths (cabines de type photomaton mises à disposition des invités), etc., ces pratiques venues de l'autre côté de l'Atlantique et qui font désormais presque figures de passages obligés, contribuent à la standardisation de l'événement.

Une forme de violence sociale

Sur les réseaux sociaux, difficile de passer à côté des photos de cérémonies de mariage enchanteresses… et coûteuses. On estime qu'une fête de mariage coûte en moyenne 8.600 euros aux futurs mariés et lorsqu'il s'agit de louer un domaine ou de faire appel à un wedding planner, les prix s'envolent. Florence Maillochon estime que les célébrations actuelles se font le prolongement des inégalités sociales, car pour les couples les plus modestes, impossible de coller à cet idéal de fête de mariage spectaculaire. «Comme les gens se marient plus tard, ils financent la majeure partie de la fête. Or, pour beaucoup de couples de classe moyenne ou populaire, s'offrir un mariage à plusieurs milliers d'euros est impossible.»

Sur les forums dédiés au mariage, certains désespèrent: «Y-a-t-il ici d'autres personnes pauvres qui préparent leur mariage?», demande une internaute américaine. «Sur quoi rogner dans la vie de tous les jours pour pouvoir se payer le mariage de ses rêves?»

En France, 21% des couples s'endettent pour pouvoir fêter leurs noces en grande pompe.

D'autres femmes lui partagent leurs bons plans: «J'économise sur tout, je n'achète que de la sous-marque au supermarché et ne mange jamais dehors», ou encore: «Mon futur mari et moi avons tous les deux pris un second emploi pour financer notre mariage.» Pour les couples qui ne parviennent pas à réunir la somme nécessaire, les organismes de crédit à la consommation surfent eux aussi sur la tendance aux mariages dispendieux en proposant des prêts spécifiques pour cette occasion.

Effectivement, de nombreux couples s'endettent pour pouvoir fêter leurs noces en grandes pompes. En France, cela concernerait près de 21% des mariés. «Ceux qui ne peuvent pas se payer une réception à la hauteur de leurs espérances préfèrent parfois ne pas se marier du tout que d'organiser un événement plus modeste», note la sociologue. D'après elle, l'injonction à organiser une fête de mariage unique et mémorable est en phase avec le discours libéral ambiant qui exhorte sans cesse à la réalisation de soi: «À une époque qui n'hésite plus à marchandiser le romantisme, cette image du mariage renforce l'idée que ce type d'événement est accessible à tout le monde et qu'il faut célébrer son union en bonne et due forme pour qu'elle soit reconnue par tous. Malheureusement, ces injonctions contradictoires sont une forme de violence sociale qui alimente la frustration des plus modestes.»

Des rôles dévolus aux femmes

D'après Florence Maillochon, ces cérémonies coûteuses et complexes à organiser font aussi le relai des inégalités de genre. «Les inégalités dans la répartition des tâches domestiques quotidiennes se perpétuent lors des préparatifs du mariage. Ce sont quasiment toujours les femmes qui les prennent en charge. Les impératifs de cette organisation viennent se rajouter à leurs tâches quotidiennes. Pour s'en sortir, certaines arrêtent même de travailler.» Sur un forum dédié à l'organisation de mariage, une internaute se désole: «Mon compagnon m'a laissé entièrement carte blanche pour la préparation de la réception. Parfois, j'ai même eu l'impression que j'allais me marier avec moi-même, vu qu'il me laissait tout gérer.» De fait, les habitus considérés comme féminins au sein de la sphère domestique (gestion de la décoration, cuisine, accueil des invités, etc.), se déclinent aussi avant et pendant les fêtes de mariage.

Florence Maillochon explique également ces inégalités de genre par l'image asymétrique du rôle des mariés dans l'inconscient collectif: «Le jour J, c'est la mariée qu'on regarde. Sa tenue, son attitude et son maquillage sont au centre de la scène. Elle fait l'objet d'une métamorphose totale, change plusieurs fois de robe, est scrutée, photographiée pendant toute la durée de l'événement.» Un rôle central soutenu par les traditions qui accompagnent le mariage depuis le XIXe siècle: robe blanche, voile, bouquet de fleurs, etc., qui concernent essentiellement les femmes.

Pour autant, arriverait-on bientôt à la fin d'une époque? Depuis quelques années, le phénomène d'«elopement» a fait son apparition. Aussi appelé «fugue amoureuse», il décrit cette volonté qu'ont certains couples de célébrer leur union en catimini, en cercle restreint, souvent à l'étranger. Loin des projecteurs, ce retour en force de l'intimité pourrait bien se généraliser, à l'heure où la crise sanitaire a poussé de nombreuses personnes à revoir leur projet de fête de mariage.

mariage société
http://www.slate.fr/story/213039/mariage-ceremonie-somptueuse-evenement-ideal-preparatifs-injonctions-femmes-niveau-de-vie-emprunt
Ford lance un parfum d'essence pour les conducteurs de voitures électriques nostalgiques | Slate.fr
Tue 20 Jul - 12:45

Ce produit vient compléter le nouveau modèle de la marque, une version sportive de la première Ford Mustang électrique.

Ford prédit que les conducteurs de voitures électriques finiront par regretter l'odeur de l'essence. | Carl Nenzen Loven via UnsplashFord prédit que les conducteurs de voitures électriques finiront par regretter l'odeur de l'essence. | Carl Nenzen Loven via Unsplash

Repéré sur Futurism

Qui a dit que vous ne pouviez pas sentir la douce odeur de l'essence en conduisant une voiture électrique? Non, ce n'est pas un poisson d'avril très en retard: Ford a lancé une nouvelle fragrance qui sent le pétrole, nommée Mach-Eau. Destinée à apaiser les conducteurs nostalgiques, cette annonce survient alors que la célèbre marque de voitures américaine s'apprête à sortir un nouveau modèle, la Mach-E GT, une version sportive de la toute première Ford Mustang entièrement électrique.

Le «parfum premium» est destiné «à ceux qui ont envie de vivre les performances de la nouvelle Mustang Mach-E GT entièrement électrique, mais qui ont toujours une certaine sympathie pour les odeurs si reconnaissables des voitures traditionnelles à essence», indique un communiqué de presse de Ford. Autrement dit, le constructeur prédit que les conducteurs de voitures électriques finiront par regretter les senteurs du gasoil; et suffisamment pour acheter un parfum d'essence. Bref, une opération marketing pour satisfaire la clientèle en manque des effluves de l'or noir.

L'odeur de l'essence plus populaire que celle du vin et du fromage?

Ford a révélé ce parfum d'un nouveau genre ce week-end, lors du Goodwood Festival of Speed, qui rend un véritable culte aux voitures consommatrices d'un volume significatif d'essence. Nous ne sommes certainement pas convaincus que le conducteur moyen de la Mach-E se soucie, et encore moins se délecte, d'un bon gros nuage de gaz d'échappement puants, ironise Futurism. Mais il ne s'agit pas seulement d'inhaler des vapeurs de pétrole. Ford est déterminé à faire de cette fragrance une expérience unique et personnalisée, digne des grands créateurs.

«En réalité, plutôt que de simplement sentir l'essence, Mach-Eau est conçue pour plaire au nez de n'importe quel utilisateur; un parfum haut de gamme qui mixe des accords fumés, des odeurs de caoutchouc et même un élément “animal” pour rappeler l'héritage de la Mustang, [avec] une impression de chevaux», précise la société américaine. L'entreprise qui a aidé Ford à développer ce parfum, Olfiction, a commencé par mélanger l'odeur des pneus brûlés avec d'autres ingrédients, dont de la lavande et du bois de santal.

Selon une enquête commandée par le constructeur automobile, presque 70% des personnes interrogées ont déclaré que, dans une certaine mesure, «l'odeur de l'essence leur manquerait». L'entreprise est allée jusqu'à dire que l'essence «était une odeur plus populaire que celles du vin et du fromage, et se classait quasiment au même niveau que l'odeur des livres neufs». On dirait bien que l'équipe de communication de Ford a passé un peu trop de temps à inhaler les gaz de ses pots d'échappement, conclut ironiquement Futurism.

auto notalgie parfum
http://www.slate.fr/story/212913/ford-lance-parfum-essence-pour-conducteurs-voitures-electriques-nostalgiques-mach-eau-e-gt
Voici comment construire un château de sable parfait | Slate.fr
Sat 17 Jul - 12:15

À moins que vous soyez un inconditionnel de la lecture ou des sports aquatiques, la construction de châteaux de sable reste un must des vacances à la mer. Mais comment faire pour que votre château soit aussi majestueux que solide? Par chance, il existe une formule scientifique qui pourrait bien vous aider.

Notre expérience nous a permis d'établir que pour construire le château de sable parfait, il fallait un seau d'eau pour huit seaux de sable sec. | Matthew Robert Bernett Notre expérience nous a permis d'établir que pour construire le château de sable parfait, il fallait un seau d'eau pour huit seaux de sable sec. | Matthew Robert Bernett

Tout a commencé en 2004, quand un tour operator a demandé à mon équipe d'enquêter sur la question. En tant que sédimentologiste, c'est-à-dire spécialiste des dépôts rocheux laissés par les eaux, le vent et les glaciers, j'ai commencé par réfléchir au type de plage qui se prêtait le mieux à la construction de châteaux de sable. J'ai mené l'enquête en comparant le sable des dix plages les plus populaires de Grande-Bretagne (à l'époque). Bien qu'en réalité, on puisse bâtir des châteaux sur n'importe quelle plage, Torquay est arrivé en tête de mon classement, avec son superbe sable rouge, suivie de près par Bridlington, tandis que Bournemouth, Great Yarmouth et Tenby se disputaient la troisième place. Tout en bas du classement, on retrouvait la plage de Rhyl.

Le meilleur spot

Mais une fois la plage sélectionnée, encore faut-il trouver l'emplacement idéal. Cette question est plutôt fonction des préférences de chacun: certains préfèrent s'installer non loin du parking, pour pouvoir déguerpir en cas d'averse, quand d'autres préfèrent la proximité d'un café. D'autres encore portent leur choix sur un coin isolé, peut-être mieux protégé du vent par un promontoire naturel.

Pou trouver les bonnes proportions entre le sable et l'eau, construisez votre édifice dans la bande de sable située au niveau de la ligne de marée haute. | Hillebrand Steve, U.S. Fish and Wildlife Service via Wikipedia

Si vous voulez bâtir une véritable forteresse, mieux vaut que votre édifice tienne droit. Pour cela, il vous faut du sable solide! La solidité du sable dépend de deux facteurs: les propriétés des grains qui le composent et l'eau qui leur permet de se lier entre eux. Plus les grains sont anguleux, mieux ils s'assemblent. Or, plus le grain de sable a été charrié par les éléments, plus il est lisse. C'est pourquoi les fragments microscopiques de coquillages sont un choix judicieux pour la construction de châteaux. Enfin, plus les grains sont fins, mieux ils retiennent l'eau. Et la question de l'eau est cruciale dans l'affaire qui nous occupe!

Si le sable contient trop d'eau, votre château va dégouliner, s'il y en a trop peu, il partira en miettes. Il vous faut donc trouver les justes proportions, afin que votre château tienne bien droit, et pour longtemps. Tout est fonction de la tension de surface de l'eau, ou «ménisque d'eau», ce phénomène qui fait qu'un verre d'eau posé sur un support humide et lisse peut sembler difficile à déplacer.

La formule magique

Notre expérience nous a permis d'établir que pour construire le château de sable parfait, il fallait un seau d'eau pour huit seaux de sable sec. Ou si vous préférez, voici la formule magique: eau = 0.125 x sable. Mais si vous ne disposez pas de matériel scientifique, pas de panique! Il vous faut simplement trouver un emplacement dans la bande de sable située entre la ligne de marée haute –repérable aisément grâce à un amas d'algues et de débris marins– et la ligne de marée basse. Gardez cependant à l'esprit que cette zone bouge au cours de la journée, au gré des marées.

Préférez les seaux simples et ronds à ceux qui prennent la forme d'un château à tours crénelées.

Le conseil suivant se rapporte à la qualité des outils. D'après mon expérience, il y a une corrélation directe entre l'âge du constructeur, la taille de la pelle et la vitesse à laquelle l'ennui s'installe. Les adultes trouvent les mini-pelles très frustrantes et les enfants aimeraient en utiliser de plus grandes, mais ont du mal à les manier. Pour que l'ambiance de l'équipe reste harmonieuse, prévoyez donc une large sélection d'outils. La taille et la forme du seau ont aussi leur importance. Préférez les seaux simples et ronds à ceux qui prennent la forme d'un château à tours crénelées. Un seau rond vous permettra de produire quantité de tours et de détails pour aboutir au monument de vos rêves, en faisant fonctionner votre imagination.

Tandis que vous construisez, gardez une pensée pour l'histoire, non pas seulement l'histoire imaginaire du château et sa cohorte de contes de fées hors d'âge, mais aussi l'histoire réelle du sable que vous manipulez. Chaque grain est en effet un fragment de roche qui encapsule une longue histoire de montagnes disparues, de rivières anciennes, de marécages et de mers infestées de dinosaures, de climats et d'événements du passé: autant d'éléments qui racontent l'histoire de notre planète.

Pour finir, un mot au sujet de la taille du château. Vous pouvez certes vous contenter d'un château modeste, doté de jolies tours, de remparts et de douves. Mais les châteaux qui font la différence sur la plage et qui remportent le plus de succès sont aussi les plus imposants. Voyez grand! Galets, coquillages, bois flottés et plumes peuvent embellir votre œuvre. Et puis, soyons honnêtes: un château de sable est fait pour être admiré. Même s'il y a bien un peu de science derrière le château parfait, pensez surtout à vous amuser en le construisant.

page sable été
http://www.slate.fr/story/212796/construction-chateau-de-sable-parfait-meilleur-seau-vacances-ete-mer-plage
“Capitale autoproclamée de la cigale”, ce village provençal désarçonne les Américains
Fri 18 Jun - 18:45

Alors que les États-Unis ont vu apparaître une profusion de “cigales magiques”, une espèce qui sort de terre tous les dix-sept ans, le Washington Post s’est rendu dans la commune française du Beausset, en Provence, qui a fait de la cigale son emblème. Le journal américain peine à dissimuler son étonnement devant ce quasi-culte local dédié au bruyant insecte.

“Une fois tous les dix-sept ans, le réveil des cigales suscite des sentiments mitigés chez les riverains : la curiosité chez certains et l’irritation chez les autres, qui portent plainte auprès de la police en raison du bruit occasionné”, rappelle le Washington Post. Depuis le début du printemps, l’est des États-Unis a en effet vu sortir de terre, parfois avec une certaine angoisse, des milliards de spécimens de ces “cigales magiques”, dont le cycle de reproduction si particulier est réglé comme du papier à musique.

Mais “en France, fait savoir le titre, les gens ne comprennent pas” cette angoisse. Les cigales font partie du décor dans le sud de l’Hexagone, où elles font chaque été leur grand retour. Elles sont mêmes “associées au bonheur et à la joie de vivre”, s’étonne le journal.

C’est particulièrement le cas dans une commune : celle du Beausset, au cœur de la Provence, qui, du haut de ses 10 000 habitants, est parfois décrite comme “la capitale de la cigale”. Le Washington Post s’y est rendu en reportage, pour constater avec effarement la frénésie locale autour de l’insecte chanteur.

Tout est parti d’une bisbille locale, relate le quotidien américain, lorsque, en 2018, des touristes venus du nord du pays – comprendre, probablement, des Parisiens – “ont osé demander s’il était possible de faire cesser le vacarme des cigales à coups d’insecticide”. Ulcéré, le village a défendu sa fierté régionale et “érigé une statue en forme de cigale, pour témoigner sa solidarité envers l’insecte”, ironise le journal, un brin moqueur.

Au Beausset, “la cigale de 1,50 mètre peinte en bleu est accrochée à une branche en métal, ses yeux globuleux tournés vers le ciel”, et semble “prête à fondre à tout moment sur les voitures qui circulent sur le rond-point”. Une installation qui a coûté à la municipalité près de 30 000 euros.

“Touche pas aux cigales”

Selon une légende provençale, explique le Washington Post, “les cigales ont été envoyées du ciel pour empêcher les gens de s’assoupir par les chaudes après-midi d’été”. Mais les locaux “ont trouvé cette mélodie apaisante, qui ne les a pas empêchés de dormir, au contraire”. Et le journal de citer l’une des plus célèbres fables de La Fontaine, La Cigale et la Fourmi, dressant “le portrait d’une cigale insouciante, qui chante tout l’été et doit mendier sa nourriture à l’arrivée de l’hiver”.

Plus prosaïquement, Le Beausset a fait de son amour pour les cigales un argument touristique : les boutiques de souvenirs vendent “des tee-shirts ornés de cigales, des figurines de cigales”, énumère le média. “Et il y a même une chanson sur les cigales.” La Fontaine n’a qu’à bien se tenir, car voici les paroles, chantées par un certain Yves Pujol, habitant local présenté comme un des “défenseurs” de ces insectes :

Touche pas, touche pas aux cigales ! Touche pas ou tu prends une mandale !”

Le tout avé l’accent. De quoi faire ouvrir de grands yeux au Washington Post, qui précise que le morceau “a semblé toucher une corde sensible”, enregistrant plus de 250 000 écoutes sur YouTube.

Cigales
https://www.courrierinternational.com/article/video-capitale-autoproclamee-de-la-cigale-ce-village-provencal-desarconne-les-americains
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