IKEA et Renault pourraient prochainement lancer une nouvelle voiture électrique… en kit.
Höga, la voiture électrique d'Ikéa
Alors que certains prennent un malin plaisir à se rendre le samedi chez IKEA pour acheter canapé, vaisselle et autres joyeusetés en kit à monter aussitôt de retour à la maison, voilà que le géant suédois projette de commercialiser… une voiture électrique ! Une voiture dont la conception a été confiée au designer Ryan Schlotthauer, en partenariat avec le géant de l’automobile français Renault.
En effet, ces derniers ont mis au point un petit véhicule électrique, baptisé Höga, dont le design est évidemment atypique. Cette dernière affiche en effet une longueur de 2,3m, mais aussi (et surtout) une hauteur de 1,80m. L’autre particularité de cette petite voiture électrique, c’est que, comme chaque meuble IKEA qui se respecte, l’acquéreur aura la lourde tâche de la monter lui-même.
Pour cela, il faudra assembler pas moins de 374 pièces, en respectant scrupuleusement la notice pour ne pas se retrouver à la fin du montage avec quelques vis restantes. Dès lors, on pourra admirer fièrement sa construction, avec une Höga qui est évidemment chaussée de quatre pneus, d’un vrai châssis et d’un espace à bord suffisant pour y intégrer un vélo ou encore un fauteuil.
Evidemment, inutile de réserver votre samedi pour vous rendre dans votre IKEA le plus proche, puisque cette Höga reste encore au simple stade de concept, et doit passer par diverses étapes de validation avant d’arriver, un jour peut-être, dans les rayons de la célèbre chaîne de magasins. Une voiture électrique à la fois écologique et abordable, puisque cette dernière pourrait être affichée à un peu plus de 5000€ “seulement”.
A voir maintenant s’il sera réellement possible de rouler un jour à bord de cette étonnante IKEA Renault Hägo. Après tout, Renault a bien réussi à commercialiser son Twizy il y a quelques années, alors pourquoi pas…
Le goût du bon et de la tradition. Depuis 1921, la famille Fuchs a fait de Florian le fleuron azuréen de la confiserie et de la chocolaterie.
Au nom de la rose
Des fruits, des fleurs et des chocolats, sublimés par un savoir-faire ancestral. C’est le credo de Florian qui, depuis un siècle, réjouit les plus délicats palais azuréens et ceux non moins sélectifs des touristes de passage. La marque qui fête donc ses cent ans cette année est aujourd’hui dirigée par Frédéric Fuchs et sa sœur Sandrine. Si la joyeuse centenaire affiche une mine florissante (nonobstant la parenthèse désenchantée de ce satané Coronavirus), il faut remonter en 1921 pour trouver l’origine de la "marque".
Et c’est vers le port de Nice qu’il faut mettre le cap. Là où s’inaugure fièrement cette année-là derrière sa double façade blanche, la fabrique de chocolat Florian. Parmi les clients réguliers, un certain Matisse qui remercie ses modèles en douceurs sucrées.
"C’était une adresse très connue et appréciée des Niçois", raconte Frédéric Fuchs. À cette époque, la famille Fuchs n’est pas encore impliquée dans la gestion de Florian. Dont l’histoire va passer par les gorges du Loup et le moulin à farine transformé depuis 1927 à Pont-du-Loup en parfumerie où l’on distille la fleur d’oranger.
Nous sommes en 1935 et Eugène Fuchs, fondateur des célèbres parfums Fragonard, rachète le vieux moulin. "Ce n’est qu’après la guerre, en 1949, que mon grand-père Georges, fils d’Eugène, crée sur le site la Confiserie des Gorges du Loup", précise Frédéric Fuchs. Retour à Nice où la chocolaterie Florian fait long feu.
Le bâtiment du 14 quai Papacino est rasé au début des années 70, remplacé par un nouvel immeuble dans lequel la famille Fuchs achète deux niveaux pour y installer la Confiserie du Vieux-Nice, succursale de celle de Pont-du-Loup. Georges Fuchs ayant entre-temps racheté la marque Florian sans pour autant l’exploiter...
Covid: chiffre d’affaires en baisse de 70%
Entre parfums, bonbons et chocolats, la saga familiale prend un nouveau virage en 1996, avec un partage des activités. Aux Costa, l’une des branches descendantes de l’aïeul Eugène Fuchs, les parfums Fragonard; aux petits-enfants de Georges Fuchs, l’activité confiserie.
Frédéric qui y travaille depuis 1988 reprend les rênes de l’entreprise avec sa sœur Sandrine. Et ressuscite la marque Florian qui regagne le fronton des deux sites de Pont-du-Loup et du port de Nice. "L’idée était que l’on puisse identifier les confiseries sous la même marque et unifier les deux établissements", ajoute Frédéric Fuchs.
Depuis, l’entreprise a beaucoup prospéré. Devenues des lieux de visite incontournables des amateurs de délices sucrés, très appréciés des autocaristes qui y découvrent la confection de confits de pétales de roses, de fleurs cristallisées, de nougats, calissons ou autres chocolats aux agrumes, les deux entités servent à la fois de sites de production et de points de vente. Elles ont été rejointes par quelques "petites sœurs". Des boutiques ont ouvert à Gourdon et Grasse en 2015 et 2016 et la Boutique du Chocolat Florian a trouvé sa place aux côtés de la confiserie à Pont-du-Loup.
Ne pas trahir les valeurs de l’entreprise
Crise sanitaire oblige, l’activité a connu une baisse de 70% depuis un an. Faisant plonger d’autant un chiffre d’affaires qui avait atteint 3,4M€ en 2019. "Heureusement nous avons pu sauver les meubles avec les aides de l’Etat, le chômage partiel et le PGE qui nous a été octroyé par nos banques, confie Frédéric Fuchs qui employait avant la crise une quarantaine de salariés, CDI et CDD confondus. Nous n’avons bien sûr pas fait appel ces derniers mois aux CDD mais nous avons malheureusement quand même dû nous séparer de trois personnes."
Résilients, les Fuchs en ont profité pour mettre le paquet sur la vente par correspondance qui a profité de la fermeture temporaire des boutiques. Un mal pour un bien en quelque sorte.
"De 10%, la vente sur Internet est passée à 30% l’année dernière, se réjouit Frédéric Fuchs qui croit dur comme fer au modèle du commerce à distance. Internet, c’est l’avenir. Nous avons d’ailleurs investi dans un nouveau logiciel, dans du personnel spécialisé et faisons spécifiquement travailler une agence de communication pour développer nos réseaux sociaux."
Et l’avenir? Frédéric et Sandrine Fuchs y pensent sans y penser. Leurs enfants respectifs pourraient reprendre le flambeau, d’ici cinq à dix ans, mais le souhaiteront-ils? "S’il le faut nous vendrons. Mais en nous assurant que le repreneur ne trahisse pas les valeurs de l’entreprise", se rassure Frédéric. Et la qualité des produits, sommes-nous tentés d’ajouter. Comme cette délicieuse tablette chocolat noir-écorces d’orange et chocolat au lait-écorces de citron spécialement créée pour cet anniversaire.
Florian peut bien se le permettre: on n’a pas tous les jours cent ans!
Le mot de Kat : et pourtant ... moins, c'est mieux !
Des machines à laver avec de plus en plus de boutons. Des meubles avec de plus en plus de tiroirs. Des codes informatiques de plus en plus complexes. Des administrations de plus en plus obèses. Plus de routes, plus d'options, plus de chaussures : mais d'où nous vient cette manie du « toujours plus » ?
Ce n'est pas un hasard si nos téléphones comportent un nombre croissant de fonctions et de pixels. Notre cerveau a une tendance innée à favoriser l'ajout d'éléments plutôt que d'en enlever, d'après les auteurs d'une étude parue en avril dans la revue Nature. « La plupart des gens supposent que la meilleure façon de gérer un problème est d'ajouter de nouvelles fonctionnalités, même si ce n'est pas la solution la plus rationnelle », constate Benjamin Converse, de l'université de Virginie à Charlottesville.
Les chercheurs ont mené différentes expériences sur la façon dont les gens essayent de changer des objets, des concepts ou des situations. Par exemple, lorsqu'un nouveau recteur d'université sollicite des idées d'améliorations, seulement 11 % impliquent de se débarrasser de quelque chose. Lorsqu'on leur demande d'améliorer un itinéraire de voyage, seulement 28 % des participants éliminent les destinations, même si l'emploi du temps est déjà surchargé. De même, lorsque l'on demande à quelqu'un de retoucher un texte, seuls 17 % des gens enlèvent des mots plutôt que d'en rajouter. Idem lorsqu'il s'agit d'améliorer une recette de soupe : en moyenne, les participants rajoutent 2,85 ingrédients supplémentaires par rapport aux cinq de départ, notent les chercheurs.
Une autre expérience consistait à donner aux participants des carrés avec des motifs colorés en leur demandant de rendre le motif symétrique en modifiant des éléments de la figure. Alors que la symétrie était beaucoup plus facile à obtenir en enlevant des motifs, seuls 49 % des gens ont opté pour cette solution. Dans une autre expérience, les participants devaient stabiliser une structure en Lego avec un pied plus long que l'autre en ajoutant ou en ôtant des blocs. Seuls 41 % ont opté pour la deuxième solution.
Pour expliquer cette fâcheuse manie, les auteurs avancent plusieurs hypothèses. « Les idées additives viennent plus rapidement et facilement à l'esprit, alors que les idées soustractives nécessitent plus d'effort cognitif, explique le psychologue Benjamin Converse. Et comme les gens n'agissent souvent qu'à partir des premières idées qui leur viennent, ils finissent par accepter des solutions additives sans envisager la soustraction ». Il est également possible que notre subconscient repose sur l'idée que « plus, c'est mieux » et qu'enlever quelque chose est associé à une perte.
Rajouter du personnel et de l’argent quelque part ne vous fera aucun ennemi
« Au fil du temps, notre habitude à l'addition s'installe et se renforce, ce qui fait que sur le long terme, nous manquons des opportunités pour traiter efficacement les problèmes, déplore Gabrielle Adams, coauteur de l'étude. On en voit les résultats tous les jours à travers des emplois du temps surchargés, une complexification croissante des administrations ou une exploitation sans limite des ressources naturelles ».
Il ne sera toutefois pas évident de se débarrasser des mauvaises habitudes, notamment en politique. Suggérer de supprimer des classes à moitié vides dans une école, des chambres superflues dans un hôpital ou des lignes de train inutilisées risque en effet de ne pas vous rendre très populaire. Personne ne vous reprochera à l'inverse d'avoir étendu le réseau de bus.
En France, nous sommes les 6e plus gros mangeurs de chocolat dans le monde avec 7kg par personne et par an. On reconnait au chocolat les mêmes bienfaits que le sport. Par exemple, le cacao fortement présent dans le chocolat, contribue à libérer des endorphines, une des quatre hormones du bonheur, avec la dopamine, l'ocytocine et la sérotonine.
Le dilemme : chocolat noir ou chocolat au lait ?
Grâce à la présence de sucre, le chocolat favorise justement l'action de la sérotonine, le neurotransmetteur qui joue un rôle primordial sur notre humeur. Il favorise ainsi l'apaisement et le bien-être. Vous croquez dans un carré de chocolat et vous vous sentez apaisé, décontracté, comme après une bonne séance de sport.
Le sport et l'activité physique favorisent la circulation du sang et abaissent la pression artérielle. Le chocolat aussi, grâce aux flavonoïdes, qui sont des pigments végétaux. Ils sont bons pour leurs propriétés antioxydantes, anticancéreuses et permettraient aussi de lutter contre les maladies cardiovasculaires, comme le sport.
Amis des mots, c'est le printemps, les bourgeons poussent de partout, et toutes ces fleurs, moi, ça me met en joie. Mais les noms des fleurs, quels nids à fautes d’orthographe ! La rose et la tulipe, ça va (un seul P, à tulipe, baptisée ainsi à son arrivée en Europe, au XVIe siècle, parce qu’elle rappelait le tulbent turc, "le turban"). Plus compliqué, où mettez-vous le H du dahlia, le Y du forsythia et le S du fuchsia ?
Vous allez voir, parfois, l’origine de ces noms compliqués nous aide à les écrire... Un grand nombre sont issus de noms de botanistes que l’on a honorés en leur dédiant une plante découverte dans le Nouveau Monde. C’est le cas du fuchsia, originaire d’Amérique du Sud, qui peut aussi se prononcer "fouksia", car il a été ainsi baptisé en l’honneur de Leonhart Fuchs, un des pères de la botanique.
Cet arbuste à clochettes a aussi donné son nom à une couleur que tout le monde écrit de traviole. Eh oui, fuchsia ne s’écrit pas SCH ou SH, mais CHS… comme Fuchs, quoi.
Tous les noms des fleurs ne viennent pas de botanistes
"Des pantalons fuchsia",– et sans s final, parce que, rappelons-le, les adjectifs de couleur tirés de noms sont invariables. J’adore aussi le forsythia, qui donne ces feux d’artifice tout jaunes en ce moment, mais alors pour l’écrire, pardon ! Lui tient son nom d’un surintendant des jardins de la Couronne britannique du XVIIIe siècle, William Forsyth (SYTH, donc même punition pour le forsythia). Le dahlia s’écrit ainsi en l’honneur d’Anders Dahl, botaniste suédois mort l’année où cette plante est arrivée en Europe, en 1789. Dans son Mexique natal, les Aztèques l’appelaient cocoxochitl. Pas plus facile à écrire !
Mais tous les noms des fleurs ne viennent pas de botanistes. La lavande, par exemple, porte sans doute ce nom parce que ses fleurs étaient utilisées lors du lavage du linge. Il y a l’iris, qui en grec veut dire "arc-en-ciel" (on le retrouve dans "irisé"), un nom idéal pour une fleur dotée d’une si grande variété de couleurs. L’anémone vient du grec anemos, "le vent" parce qu’elle "s’ouvre au souffle du vent", nous dit le Robert, tandis que la renoncule tient son appellation de la grenouille, rana en latin, parce qu’elle apprécie les endroits humides.
J’ai déjà évoqué dans le Bonbon sur la langue l’étymologie du coquelicot, qui ressemble à une crête de coq dans les champs de blé, et dont le nom rappelle le chant du coq, "Cocorico !" Et il y a l’étonnante "orchidée", du grec orkhis, "testicule" (eh oui), parce que les premières qui ont été étudiées possèdent deux tubercules suggestifs. N’oublions pas les myosotis, pour leurs feuilles en forme d’oreilles de souris (de muos, la souris et outos, l’oreille – que l’on retrouve dans l’otorhino !).
Et puis, il y a l’aster, "étoile" en latin, pour sa forme, naturellement, de même que la campanule, campanula désignant une petite cloche, et la primevère, qui apparaît au début du printemps (primo vere en latin), et puis et puis, je pourrais continuer pendant des heures mais pour terminer, en ce dimanche de Pâques, pensez que c’est cette fête qui a donné son nom à la si mignonne pâquerette, qui fleurit à la même époque, et vous n’oublierez plus son accent circonflexe sur le A !