L’île britannique de Piel se cherche un nouveau gérant, qui sera responsable de tout le terrain, du château et du pub. L’inconvénient : l’éloignement. L’avantage : être nommé roi.
C’est une offre d’emploi très particulière que les pouvoirs publics britanniques ont publié et que relaie The Guardian : l’île de Piel se cherche un gérant, qui sera aussi tavernier et même roi de l’île.
L’île de Piel. PHOTO Simon Ledingham
Le futur gérant sera responsable du pub The Ship Inn et du château du XIVe siècle et signera un contrat de dix ans avec les autorités territoriales. Le poste consiste également à entretenir l’ensemble de l’île et de ses infrastructures. Piel est un confetti situé dans la région de Cumbria, au nord-ouest du Royaume-Uni. Un ferry permet de s’y rendre d’avril à septembre. Les couchers de soleil y sont, paraît-il, incroyablement beaux, ainsi que les oiseaux et les phoques qui viennent trouver refuge sur place. Mais “le futur opérateur devra mesurer les contraintes concernant l’approvisionnement en électricité, la météo, l’accessibilité et le fait que l’île est un lieu d’intérêt scientifique [pour sa faune et sa flore]”, précise justement un rapport destiné aux conseillers du comté de Barrow, en charge du recrutement. Autre point important : pouvoir entretenir de bons rapports avec le conducteur du ferry.
Petit bonus du poste : traditionnellement, le gérant du pub est nommé roi de l’île lors d’une cérémonie où le futur monarque, assis sur un trône, est aspergé de bière…
Plus sérieusement, le poste à pourvoir devrait présenter quelques défis puisque Piel attire de plus en plus de visiteurs, séduits par les paysages et le prix abordable de la nuitée par rapport au Lake District voisin.
Pour postuler, contactez les autorités locales. Début du contrat : avril 2022.
Pour les pompiers, les chats ne sont donc pas que des animaux susceptibles de rester coincés dans les arbres. Ce sont aussi de véritables dangers en puissance. Le Seoul Metropolitan Fire and Disaster Department, qui prend en charge les incendies et autres catastrophes survenant dans la capitale sud-coréenne, vient en effet de dévoiler un chiffre pour le moins stupéfiant: entre janvier 2019 et novembre 2021, 107 départs de feux constatés dans des habitations coréennes étaient dus... à des chats.
Miaou - Paul Hanaoka via Unsplash
L'accident le plus souvent constaté concerne l'allumage accidentel de plaques de cuisine électriques à commande tactile: en passant dessus, les chats appuient sur certains boutons à l'aide de leurs coussinets. Il suffit qu'ils parviennent malgré eux à pousser la température à son maximum pour que les risques d'incendie soient démultipliés. Surtout si un objet ou un liquide inflammable se trouve non loin de là.
Les autorités sud-coréennes recommandent par exemple de ne pas laisser de serviettes en papier –ça vaut aussi pour les rouleaux d'essuie-tout– à proximité des plaques, et si possible d'acquérir un nouveau modèle incluant un mode verrouillage. Le problème n'a cessé d'empirer depuis quelques années, et l'avènement du tactile n'y est sans doute pas pour rien: en 2016, seuls huit incendies étaient dus à des plaques électriques, contre trente-et-un en 2019. La plupart ayant été causés par des chats, précise le rapport du SMFDD.
CNN, qui relaye cette mise en garde inattendue, ajoute que les incendies domestiques dus à des animaux de compagnies ne sont pas spécifiques à la Corée du Sud, et que d'ailleurs tous les animaux domestiques sont susceptibles d'en causer –sauf peut-être les poissons rouges. Selon l'association American Humane (AH), qui se consacre au bien-être et à la sécurité des animaux, environ 1.000 feux seraient déclenchés chaque année par des animaux au domicile de leur maître ou de leur maîtresse.
L'association effectue elle aussi des recommandations concernant les plaques électriques. Mais sa liste de mises en garde ne s'arrête pas là: ainsi, AH suggère de prêter une grande attention aux câbles de charge et autres fils électriques, que certains animaux aiment parfois ronger. Il est aussi très conseillé aux propriétaires d'animaux domestiques de faire preuve d'une vigilance accrue concernant l'utilisation de bougies et de cheminées. Vous n'avez pas envie que votre animal prenne feu et se mette à courir à travers votre domicile. Cela ne serait bon ni pour lui, ni pour vous.
«Vous n'êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique», claironnait le gourou Tyler Durden dans le Fight Club de David Fincher. On nous a en effet toujours répété que comme les empreintes digitales, chaque flocon de neige n'était semblable à aucun autre, si bien que cet exemple revient souvent sur le tapis lorsqu'il s'agit de parler d'unicité absolue des êtres ou des situations.
Le site scientifique Popular Mechanics revient sur cette affirmation en se basant sur les travaux de Jon Nelson, physicien spécialisé en sciences atmosphériques à l'université de Tucson, en Arizona. L'expert est en effet parvenu à calculer le nombre de flocons de neige différents pouvant exister. Le résultat est égal à 10<sup>768</sup>, soit le chiffre un suivi de 768 zéros.
Or, d'après un autre scientifique, le climatologue David Phillips, le nombre de flocons de neige tombés sur notre planète depuis la nuit des temps serait égal à 10 puissance 34, c'est-à-dire dix millions de milliards de milliards de milliards. Ce nombre, relayé par National Geographic, peut sembler extrêmement grand, mais il est en fait très insignifiant par rapport au chiffre précédent.
Flocons | Kacper Szczechla via Unsplash
La probabilité que soient déjà tombés deux flocons de neige identiques est donc ridiculement petite. Par conséquent, il semble que l'on puisse continuer à affirmer sans trop sourciller que tous les flocons sont différents. Il faut dire que chaque cristal de neige contient à lui seul 10 puissance 19 molécules d'eau, soit dix milliards de milliards, ce qui contribue à expliquer que les combinaisons soient incroyablement nombreuses.
Excédé par les contraintes budgétaires et en manque de moyens pour faire face aux épisodes neigeux, le maire de la petite commune de Cerdon, dans l’Ain, a signé un décret caustique interdisant à la neige de tomber.

"La neige a l’interdiction de tomber sur le territoire de la commune", indique l’arrêté pris le 6 décembre par Marc Chavent, maire de Cerdon (Ain), rapporte France 3.
La décision est motivée par plusieurs éléments détaillés avec humour dans le document. Le tracteur municipal est en panne depuis fin novembre et la municipalité n’a pas les moyens de déneiger les routes, car d'importantes chutes de neige ont été enregistrées à cette même période.
De plus, fin novembre, cette commune de moins de 1.000 habitants a été privée d’électricité car la neige avait entraîné des chutes de branches sur les lignes électriques.
"J'ai reçu je ne sais combien d'appels et de mails pour nous demander de régler le problème. Un riverain nous a reproché de ne pas avoir la même qualité de service qu'au centre-ville de Lyon", a avancé l’édile.
Hormis "l’ancienneté du tracteur de déneigement", le décret évoque "les remarques insistantes d’une petite partie de la population qui trouve que la neige est froide, qu’elle mouille et qu’elle glisse".
Dans le document, le maire parle du "désarroi des élus locaux qui sont confrontés à ces situations inextricables […] et qui doivent se débrouiller seuls, perdus dans un dédale administratif de lois, de normes et de règlements souvent absurdes".
Un nouveau tracteur coûte 150.000 euros, soit un quart du budget de la commune, d’après France 3. Cet investissement ne permettrait pas de "sauver l'épicerie du village qui est le projet coûteux que l'on veut financer", explique l’édile. Il envisage désormais de louer un tracteur.
Le maire de Cerdon regrette par ailleurs la suppression de la taxe foncière, seul véritable "levier fiscal" dont la commune bénéficiait auparavant.
Si l’interdiction à la neige de tomber peut être considérée comme un geste extravagant pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur le problème de la baisse des dotations, d’autres communes ont aussi fait preuve d’originalité.
Ainsi, début août, le maire d’Onet-le-Château (Aveyron), commune d’environ 12.500 habitants, a envoyé au Président de la République 12.500 courriers, soit l'équivalent de la population de la ville, pour dénoncer une baisse importante des aides de l’État. En sept ans, les dotations publiques à Onet-le-Château, l’une des cinq plus importantes communes dans le département, ont baissé de 75%, détaillait la municipalité.
Il fut un temps où notre langue faisait l'admiration de tous : des Français eux-mêmes – ce qui n'est pas rien de la part de Gaulois réputés réfractaires –, mais aussi de tous les autres, qui se battaient pour la parler.

On n'avait pas assez de mots, alors, pour vanter sa clarté, sa précision. D'aucuns, excusez du peu, proclamaient même son universalité ! Nos écrivains n'avaient de cesse qu'ils ne l'illustrassent de chefs-d'œuvre plus immortels les uns que les autres. Surtout, on lui savait gré d'avoir, bien avant l'hymne et le drapeau, unifié le pays. Dame ! c'était une époque où, avant de cultiver sa différence, on songeait à approfondir sa communion ; où l'on envoyait à l'Élysée, non un banquier, mais (horresco referens !) un professeur de français...
Puis vint l'ère du soupçon. Cette France que l'on ne savait plus aimer, au point de renier tout ce qui, par le passé, avait fait sa grandeur, ne pouvait qu'entraîner dans sa chute une langue qui, pour avoir respiré l'air des hauteurs, ne pouvait être que la complice de ses compromissions. À qui veut brûler ce qu'il a adoré, tout est bon, une fois chaussées les lunettes du désamour !
De rigoureuse et exigeante qu'elle était, elle devint tyrannique, élitiste, antidémocratique même : on s'attacha à la simplifier, oubliant au passage qu'apprendre à vaincre une difficulté serait toujours plus formateur que de la supprimer. De sa vocation unificatrice, on retint surtout le jacobinisme et l'oppression des patois et langues régionales : la repentance ambiante la contraint aujourd'hui, dans plus d'un « territoire », à partager le gâteau toponymique avec l'ancien parler du cru. Le tout au nom d'un pluralisme linguistique qu'on lui refuse à l'échelle internationale (voire nationale !), là où l'anglais règne en maître.
IEL : au fait, pourquoi cette primauté récurrente du mâle, le « i » continuant de précéder le « el » ?
Dernier avatar de cette « déconstruction » programmée : l'entrée, dans le Petit Robert en ligne, du pronom neutre iel (au fait, pourquoi cette primauté récurrente du mâle, le « i » continuant de précéder le « el » ?). En même temps que leur terrain de jeu favori, le français est devenu l'otage des idéologies du moment, lesquelles, faute de s'imposer dans la société, s'acharnent sur une langue exsangue, en quête de victoires symboliques. À en juger par les vives réactions publiées dans le Courrier des lecteurs de la semaine dernière, il n'est pas sûr que cela serve les causes, fussent-elles justes, qu'elles affectent de défendre.